she's a parasite

she's a parasite
05h13, j'attends le métro assise sur ce banc. Mes souliers à la main, Cendrillon ce soir à pris ses précautions. Les yeux rouges et la pupille légère la princesse du monde moderne voit sa vie défiler, comme défile la machine à moteur devant ses yeux, et la soirée recommencer. C'est comme une "rave party dans son esprit", la tentation du délit. Extasiée par la soirée, l'euphorie la fait sourire. Ce garçon aux yeux tendres n'aurait pas dû l'emmener au pays des merveilles; le retour est toujours une douleur intense, dont beaucoup de personne ne se remette pas.

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 07:22

standing in the way of control

standing in the way of control
Il est une heure douze du matin, j'entre dans ma chambre une cigarette à la bouche. J'essaie d'éviter de marcher sur tous ces objets par terre pour arriver jusqu'à mon lit. Une fois devant celui ci, j'écrase ma clope dans le cendrier posé sur ma table de nuit, puis commence à enlever mes habits de la journée un à un. J'enfile un sous vêtement et un tee shirt blanc en guise de chemise de nuit. Je me glisse dans ce lit si froid, fremit de cette sensation qui m'emplit d'effroi puis m'installe confortablement dans une position propice à mon chemin vers le néant. Je reste un moment les yeux grands ouverts malgrè l'obscurité de la pièce. Mes paupières sont lourdes, non par le sommeil mais de cette mélancolie qui m'abrite jours et nuits, qui m'empeche de m'endormir, qui m'empeche de vivre. Mes nuits ne sont qu'une suite d'heures interminables, se succedant, bercer par le silence de mes larmes. Et c'est au bout de quelques minutes que j'arrive à fermer mes yeux et à sombrer dans ce monde si magnifique qu'est l'inconscient.
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# Posté le jeudi 18 octobre 2007 13:53

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 07:23

I give myself an ulcer.

I give myself an ulcer.
Le réveil sonne. Je reviens durement à la réalité. J'écoute le silence du vide qui plane autour de moi. Les murs resonnent de solitudes, les meubles crient leur desespoir. Je me lève, doucement d'abord. Ce long tee shirt au parfum si masculin me tombe sur les genoux, sentant son léger coton sur ma peau. Un etirement rapide. J'attrape ma boite de carton aux couleurs rouges et blanches, si vide elle aussi. Je me dirige vers la cuisine, approche de mon exutoire cette flamme d'espoir qui éveille le début de cette nouvelle journée. J'aspire cette fumée de rêve pour entrer dans la réalité. J'ouvre les placards et en sort mon matériel requis pour m'éveiller, sereine. Un bol de lait froid et un cuillère de miel. L'automne a emporté la chaleur de vivre et nous a laissé la fraicheur des matins, où la brise frappe votre visage blanc, rougit par les coups. Une quinte de toux me prend. Par culpabilité j'écrase le reste de mon bon plaisir du réveil, laissant s'envoler mes sentiments et états d'âme.
Je passe sous la douche, me lave de tout mes remords de la nuit. J'en sors, la buée occupant tout l'espace de ma salle d'eau close. Ni fenetre, ni aération. Seule la porte, fermée, se dresse à mes côtès. Je nettoie mon mirroir brumeux, et y aperçois cette silhouette pâle cheveux mouillés ruisselant de petites perles le long de mon corps. " Bonjour V. "

07h26. Je sors de mon appartement, enferme à clef la pénombre du silence dominant. Dehors, le bruit de la circulation, les cris des caprices des enfants, les plaintes des hommes en retard, et en fond sonore le bourdonnement des chantiers. Je marche jusqu'au lycée, d'un pas vif. Je n'aime pas m'attarder. Malgrès ça j'ai le temps de regarder autour de moi. On peut remarquer dans la rue le melting pot des sentiments et émotions. Les gens ensommeillés, qu'on se le dise, sont nombreux, les gens qui râlent de tout ce qui les entourent, les gens qui ne présentent aucune émotion, simplement lassé de leur vie, et les gens heureux. Les gens rares. Ceux qui sourient, qui rient, qui plaisantent. Ils sont beau à voir. Ils donnent envie sur l'instant. Mais sur l'instant suivant, la seule envie qui émerge de moi est cette envie d'embrasement dans mes poumons.
Quelques minutes plus tard je me retrouve devant le lycée. Je regarde ce grand portail vert usé, tirant une bouffée d'air nuisible à ma santé, je me prépare psychologiquement à une nouvelle journée qui va commencer.

# Posté le lundi 24 septembre 2007 15:05

Modifié le mercredi 02 janvier 2008 07:24